J’ai toujours su que c’était très ingrat, tu dois t’adapter aux conditions, et tu ne maîtrises pas vraiment tout, tu dépends énormément de l’environnement. Maïlys 23 ans

Chaque année, près de 27 millions de touristes se précipitent sur la côte Aquitaine ou l’Eldorado du surf Français pour goûter aux plaisirs du sud-ouest. Les vacances de Pâques marquent le lancement d’une saison de près de 7 mois (rien que ça !) avec la venue d’un grand nombre d’apprentis surfeurs à la recherche d’adrénaline et d’évasion.

Ce n’est plus un secret, le surf ça fait rêver. La démocratisation récente de la discipline a poussé de plus en plus de monde à se jeter dans le grand bain une planche sous le bras.

Pour vous, nous sommes allés à la rencontre de riders qui sont revenus sur leurs premières expériences à l’eau et de leur ressenti face à une discipline parfois ingrate, histoire de comprendre ce qui se passe réellement dans la tête de vos élèves.

LIBÉRÉ, DÉLIVRÉ…

surf trip

Pour beaucoup d’entre eux, le surf est synonyme de liberté, c’est d’ailleurs la raison principale qui les a incités à s’y mettre. Pour ce qui est des citadins, loin de l’océan une bonne partie de l’année, l’objectif est de s’évader le temps d’un séjour et de se sentir plus proche de la nature qui les entoure.

Le dépassement de soi est une notion qui revient souvent, tout comme la recherche de sensations. En fait, le but est de lâcher prise et de profiter d’un moment de partage avec les potes.

L’IMPORTANT CE N’EST PAS LA CHUTE…

Après quelques bons wipe-out, les avis se divisent et si certains se revoient déjà à leur prochaine session, d’autres ont beaucoup plus de réserves.

Alors oui, le surf ça fait rêver mais le surf ça demande de l’entraînement. Si la rame est une angoisse majeure pour 27%, c’est le placement qui arrive en tête du classement des difficultés rencontrées (38,5%).  Avec un grand nombre d’éléments à prendre en compte, il est souvent complexe de prioriser ses actions et d’être attentif à tout ce qui se passe autour de soi.

Souvent les moniteurs se focalisent sur la position à adopter, alors qu’en fait il faudrait prendre autant de temps à nous aider à lire l’océan afin d’être capable de juger le potentiel ou non d’une vague. Anaïs, 20 ans

La condition physique joue beaucoup, et les premières sessions sont de loin les plus frustrantes, et si cette fatigue assure un sommeil long et profond, psychologiquement on peut vite se décourager.


Pour moi, c’était surtout les bras et les épaules. J’ai eu beaucoup de mal avec le souffle au début et je me disais: tu ne vas jamais réussir à surmonter ça !
Maxime, 24 ans

SPOTS SURCHARGES, UNE SOURCE D’ANGOISSE

On a poussé notre étude un peu plus loin, en essayant d’identifier les éléments extérieurs qui influencent leur attitude à l’eau, et qui peuvent être des facteurs d’angoisse.

Victoire pour « les autres surfeurs » qui prennent le dessus sur d’autres facteurs naturels liés à l’environnement.

Alors, concrètement ça veut dire quoi ?

Quand je suis à l’eau j’essaye de ne pas les gêner et j’évite d’être au milieu.

Ce témoignage de Maïlys, traduit un sentiment de non légitimité par rapport aux autres surfeurs. Et finalement, ce n’est pas la seule, beaucoup de surfeurs débutants ou intermédiaires ont parfois l’impression de ne pas avoir leur place sur le spot, en remettant en cause leur niveau.

Alors on leur donne un peu d’assurance, et on n’oublie pas de leur expliquer les règles du bon vivre à l’eau, pour éviter tous les malentendus !

Pour vous donner quelques clés on a été demandé ce que concrètement vos clients attendent aujourd’hui d’un cours de surf.

Et qui de mieux placé qu’eux même pour vous répondre directement?

J’attends de la sécurité avant tout. En tant que pratiquant régulier j’attendrais des conseils plus précis sur des manœuvres, avec une approche plus performante et éventuellement des retours vidéos, des photos, et une présence dans l’eau avec moi. » Maxime

J’attends beaucoup sur la présence du moniteur, j’aimerai qu’il soit à l’eau avec moi pour pouvoir me conseiller directement sur ma posture et mon placement. Pour finir le cours se serait intéressant d’avoir un petit feedback avec mes axes de progression. » Julie

En plus des bases, ce serait intéressant d’avoir un petit apprentissage sur la notion d’apnée. Même si il y a beaucoup d’informations au début, j’aimerais bien avoir toutes les clés dès le départ. » Chloé

Et pour finir cette étude, on a demandé à Théa – monitrice de surf – comment elle gérait des élèves parfois anxieux d’aller à l’eau :

Pour commencer il faut le mettre en confiance,  je fais en sorte que l’élève prenne son temps, il doit comprendre que je ne suis pas là pour le forcer. Il faut essayer de comprendre et surtout être patient. Pour bien affronter ce genre de problèmes, je pense que l’empathie est le meilleur des atouts. Et si je me retrouve face à quelqu’un de nerveux, je le laisse un peu seul et j’essaye de ne pas être trop insistante. En général, il finit par se motiver seul ou en regardant les autres autour.

Vous l’aurez compris il est aujourd’hui très important pour vos élèves de se sentir en sécurité et accompagnés tout le long de la séance.

Alors on se repose encore quelques mois, et on attaque bientôt ! 🌴

D’ailleurs si tu veux revoir la vitrine de ton école avant la saison, n’hésite pas à nous contacter, on est plutôt calé dans la refonte et la création de site web !